Analyse des coûts de la qualité

L’analyse des coûts de la qualité est une méthode permettant d’analyser les conséquences financières de la gestion de la qualité dans le cadre du contrôle de la qualité. Dans une perspective axée sur les coûts, l’analyse des coûts de la qualité analyse tous les coûts liés aux questions de qualité. Dans ce contexte, le terme “coûts de la qualité” ou “coûts liés à la qualité” comprend tous les coûts qui sont principalement causés par les exigences de qualité, c’est-à-dire par les activités de prévention des erreurs, par les inspections de qualité programmées et par les erreurs détectées en interne ou en externe ainsi que par les rapports externes sur la gestion de la qualité.

La classification traditionnelle

Elle est basée sur les activités. La classification traditionnelle des coûts de la qualité distingue trois types de coûts de la qualité : les coûts de prévention, les coûts d’évaluation et les coûts d’échec. Les coûts de prévention sont générés par des activités qui sont spécifiquement entreprises pour éviter une qualité qui ne répond pas aux exigences. Les coûts d’inspection sont générés par les activités de mesure, d’évaluation ou d’audit qui servent à s’assurer que les performances sont conformes à certaines normes, standards ou exigences. Les coûts de défaillance résultent des activités qui sont causées par la non-conformité d’un service à ces normes, standards et/ou exigences. Selon l’endroit où les coûts d’erreur surviennent, une distinction est faite entre les coûts d’erreur internes (par exemple, les coûts dus à des retouches) et les coûts d’erreur externes (par exemple, les coûts de garantie).

Les catégories de coûts de la qualité

Dans le cadre de la nouvelle classification (axée sur l’impact) des coûts de la qualité, seules deux catégories de coûts de la qualité sont distinguées : les coûts de la qualité au sens de (coûts de conformité) et les coûts de la non-qualité (coûts de non-conformité). Les coûts de la qualité en ce sens contribuent au succès de l’entreprise en répondant aux attentes des clients. Les coûts de la conformité comprennent les coûts qui découlent des mesures visant à éliminer définitivement les erreurs et à éviter le risque d’erreurs. Les coûts de la non-qualité sont un gaspillage de ressources. Ils résultent principalement des dépenses supplémentaires qui deviennent nécessaires en raison de la fourniture de services qui ne répondent pas aux exigences, c’est-à-dire lorsque le processus et le résultat de la fourniture de services ne répondent pas aux exigences de qualité qui leur sont imposées. Comme pour les coûts d’erreur, on peut distinguer les coûts de non-conformité internes et externes.

La comptabilité des coûts des défauts

Elle repose sur la considération que ni un résumé des coûts des défauts et de l’assurance qualité (coûts de prévention et d’inspection des défauts) ni un résumé des coûts de conformité et de non-conformité, ne sont significatifs. Partant du principe que la qualité fait partie du produit ou du service, la comptabilité analytique liée à la qualité est remplacée par une comptabilité analytique des défauts. Dans le cadre de l’évaluation des coûts de non-conformité, une classification des coûts de non-conformité est effectuée sur la base de deux dimensions : les coûts internes et externes des défauts sont différenciés selon l’origine du défaut ; les coûts directs et indirects des défauts ainsi que les coûts d’opportunité causés par les défauts sont différenciés selon les conséquences du défaut. Si la localisation de l’origine du défaut est également utilisée pour différencier les coûts des défauts dans la classification des coûts liés à la qualité en fonction de l’activité, la prise en compte des conséquences des défauts conduit à une spécification supplémentaire des coûts des défauts.

Les coûts directs des défauts

Ils comprennent les coûts dont l’origine peut être clairement retracée à un défaut et qui peuvent généralement être clairement affectés aux centres de coûts et aux objets de coûts. Les coûts indirects des erreurs sont générés par l’analyse et la correction des erreurs. Enfin, les coûts d’opportunité causés par les erreurs ne représentent pas des coûts qui se produisent réellement, mais plutôt des marges de contribution ou des profits perdus. Lorsqu’on examine la cohérence conceptuelle, le concept ne compare pas les effets positifs et négatifs des mesures de qualité. On additionne plutôt les coûts de production de la qualité et les coûts imputables à la mauvaise qualité. De cette manière, il n’est pas possible de comparer de manière cohérente les conséquences financières positives et négatives de la gestion de la qualité.

En outre, l’expression “coûts de la qualité” donne l’impression que les conséquences financières de la gestion de la qualité ne sont que des coûts. Le terme “coûts de qualité” est trompeur, surtout dans le contexte de la perte de bénéfices due à une moindre fidélité des clients, etc. Il découle du manque de cohérence conceptuelle que, en ce qui concerne l’interprétabilité des résultats de l’analyse basée sur le concept des coûts liés à la qualité, aucune déclaration ne peut être faite sur la rentabilité des mesures de qualité. Cela s’explique par le fait que l’on considère les coûts liés à la qualité, mais qu’aucune analyse coûts-avantages cohérente n’est effectuée.

Comment mesurer les coûts de la qualité ?

En particulier, une évaluation des mesures n’est pas possible. En ce qui concerne la praticabilité de l’approche, il convient tout d’abord de mentionner positivement que les classifications respectives sont compréhensibles dans leur présentation et présentent un degré élevé de clarté. Ces arguments justifient également la forte diffusion du concept dans la pratique. D’autre part, il convient toutefois de noter que la catégorisation des coûts liés à la qualité est généralement effectuée après leur enregistrement effectif. Ainsi, l’objectif de la prise en compte des coûts liés à la qualité est principalement la présentation des données.

Par conséquent, les coûts liés à la qualité ne sont pas directement liés aux activités commerciales de l’entreprise et ne sont pas structurés en fonction de leur origine. En ce qui concerne l’exhaustivité des catégorisations des coûts liés à la qualité, il convient tout d’abord de noter qu’une analyse économique proactive n’est pas possible en raison de l’orientation passée du concept. Par conséquent, une quantification des coûts liés à la qualité ne peut être utilisée que pour identifier et clarifier les potentiels d’amélioration liés à la qualité, mais moins pour la planification et le contrôle efficaces des mesures d’amélioration correspondantes.

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